U-SPACE, la première entreprise spin-off de l’ISAE-SUPAERO

Fabien, Antoine et Nicolas sont « F.A.N. »… de spatial. Ces trois ingénieurs de recherche à l’ISAE-SUPAERO ont créé en 2018 U-SPACE " la première entreprise spin-off de l'École" dont la mission est de " rendre l’espace utilisable par tous "

Catégorie : Bénéficiaires et lauréats

Publié le : 18/05/2018

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La Fondation est allée à la rencontre de nos entrepreneurs : histoire que vos dons soient transformés en ailes pour leur passion…

Les CubeSats changent-ils la donne ?

Fabien Apper (FA) : C’est un nouvel objet dans le paysage du spatial. Les nanosatellites présentent une technologie de rupture faisant chuter drastiquement les coûts et temps de développement. Cela peut rendre leur accès plus large.

En quoi consiste la valeur ajoutée U-Space ?

FA : Il s’agit d’un projet d’entreprise autour de l'ingénierie système de CubeSats 3U, 6U. Notre rôle est de comprendre le besoin exprimé par le client, de réaliser l’ingénierie de conception de la mission spatiale qui permettra de répondre à ce besoin, puis de fabriquer, tester, lancer et opérer le ou les CubeSat(s) qui réaliseront la mission.

Comment votre projet est-il né ?

FA : L’étude d'un CubeSat 12U multi-missions, baptisé MONA pour MOdular NAnosatellite, a commencé  en octobre 2016 avec un Projet Ingénierie Entreprise (PIE) de 3e année Supaéro encadré par moi-même.

U-Space est actuellement hébergée sur le campus de l’école et prévoit de bénéficier d’un accès à des moyens de l’école tels que des salles blanches, des pots vibrants, des cuves à vide thermique et le centre de contrôle nano-satellite. U-Space pourra aussi bénéficier d’un transfert technologique de différents outils logiciel d’ingénierie spatiale..

Quel est l’enjeu de cette étape du projet ?

FA : Ce serait une première de réaliser un CubeSat 12U, au sens du standard proposé par l’Université de Stanford et l’Université Polytechnique de Californie.

Le passage d’un concept 3U/6U à un 12U soulève quelques défis technologiques, notamment au niveau de l’architecture mécanique et de l’aménagement des équipements. Ainsi, réaliser une maquette échelle 1 assez tôt dans le développement du projet permet d’explorer rapidement et de manière concrète certaines solutions sur ce sujet.

Avec le soutien de la Fondation ISAE-SUPAERO nous avons pu nous consacrer à la conception et à la réalisation complète de cette maquette. Cette étape  a permis d’aborder les sujets suivant :

- Aménagement des équipements

- Fixation des murs les uns dans les autres  

- Installation des câbles

Ainsi, nous avons analysé, par exemple, la complexité du système de câblage et les enjeux d’un usinage de grande précision.

Grâce au soutien de la Fondation nous avons pu convaincre d’autres partenaires rassurés par cette confiance accordée. C'est un effet levier déterminant dans la phase de démarrage. Ce soutien c’est aussi un vecteur de visibilité et de mise en relations non négligeable. Enfin, cela nous a permis de réaliser un prototype indispensable à la poursuite du projet.

Et demain ?

FA : Après une première phase de conception, la mission ATISE, réalisée par le Centre Saptiale Universitaire de Toulouse et celui de Grenoble, constitue le premier cas d’utilisation de notre nanosatellite. L’objectif est d’observer le spectre d’émission dans le visible des aurores polaires depuis l’espace. Nous envisageons un lancement pour 2021 dans le cadre de cette mission.