Six mois au Centre de Recherche Spatial de la NASA

Ervan Kassarian, élève en cursus ingénieur à l’ISAE-SUPAERO a bénéficié d’une bourse d’excellence pour la mobilité dans le cadre de son stage de césure au Centre de Recherche Spatial (JPL) de la NASA. Passionné d’espace et en particulier d’'exploration spatiale, il nous raconte son séjour.

Catégorie : Bénéficiaires et lauréats

Publié le : 18/01/2019

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Comment as-tu eu l’opportunité de partir au JPL ?

A la suite de mon Projet Innovation Recherche (PIR) à l’ISAE-SUPAERO, j’ai souhaité effectuer un stage de césure au JPL. Grâce au soutien de David Mimoun, enseignant-chercheur à l’Institut, et de la Fondation ISAE-SUPAERO, j’ai pu me rendre dans ce centre de la NASA en charge des missions spatiales non habitées.

Quel a été ton sujet d’études durant ces six mois ?

L'objectif général de ce projet est d'évaluer la faisabilité d'un nouveau type de sismologie. Au lieu de poser des sismomètres au sol, comme on le fait sur Terre ou bien sur Mars (avec la mission Insight), il s'agit d'embarquer des baromètres sur des ballons flottant dans l'atmosphère et qui détecteront les infrasons produits par les évènements sismiques et volcaniques. Cette technologie permettrait, au-delà des applications terrestres, d'étudier la structure interne de Vénus, où les conditions de pression et de température en surface restreignent l'utilisation de sismomètres à de très courtes durées.

Au sein de ce projet, l'équipe du groupe « Ionospheric and atmospheric remote sensing » a mené en 2017 une expérience consistant à mesurer depuis des ballons les variations de pressions créées par des petits séismes artificiels produits par un marteau sismique dans le désert.

Mon travail a consisté à rendre les mesures exploitables malgré le bruit causé par le vent grâce à des méthodes de traitement du signal. J’ai fini par trouver une méthode donnant des résultats satisfaisants. J'ai également travaillé sur des méthodes permettant de retracer la provenance d'une onde de pression infrasonique à partir d'un réseau de baromètres, en utilisant des signaux produits par les lancements de fusées à Vandenberg Air Force Base, en Californie.

As-tu pu mettre en valeur le travail que tu as effectué ?

Oui, mon maître de stage m'a proposé de rédiger un article scientifique afin de le publier dans Geophysical Research Letters qui est une revue scientifique sur le domaine de la géoscience. Cet article rend également compte d'une autre méthode de réduction de bruit, utilisant les mesures de GPS à bord d'un ballon afin de supprimer les changements de pression détectés par un baromètre embarqué, dus aux variations d'altitude.

Que retiens-tu de ce séjour ?

Ce stage a été une expérience enrichissante sur le plan personnel et professionnel. Je rentre maintenant en dernière année à l’ISAE-SUPAERO en spécialisation « systèmes spatiaux  et « signaux et systèmes ». Je souhaite dans le futur travailler ensuite dans le domaine de la Guidance, Navigation and Control (GNC).

« Je remercie la fondation ISAE-SUPAERO pour la bourse qui m’a été accordée. »