Quand l’engagement renforcé d’un alumni permet à la Fondation d'inscrire son action dans la durée

Jean Lamy (S 1971) a signifié à la Fondation ISAE-SUPAERO sa volonté de lui apporter un soutien significatif qui s’inscrit dans la durée, pour financer chaque année plusieurs bourses dans deux axes spécifiques. 

Publié le : 11/02/2021

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Déjà donateur depuis 2009, Jean Lamy est convaincu de l’importance de la générosité auprès de son ancienne École.
Une École et un réseau auxquels il est fier d’appartenir et qui lui ont permis de connaître un parcours professionnel très riche.
Ayant eu la chance de réaliser ses rêves grâce notamment aux bourses qui lui ont été octroyées tout au long de sa formation scolaire puis universitaire, Jean Lamy entend désormais favoriser cette « chance » auprès des jeunes. Il a bâti son projet philanthropique en ce sens.

A l’image des Universités américaines où la philanthropie est largement plus développée, Jean Lamy raconte à quel point le don est un moyen de maintenir un lien à son Alma Mater et surtout, une opportunité de s’engager à soutenir des élèves passionnés afin qu’ils réalisent des projets ambitieux et indispensables pour leur avenir de jeune ingénieurs, car ils sont ceux par qui les découvertes et le progrès scientifique pour un monde meilleur arriveront.  

Premier à ce jour à entrer au rang de membre d'honneur du Cercle Jules Verne des donateurs de la Fondation ISAE-SUPAERO, Jean Lamy a souhaité que ses bourses servent 2 axes en particulier : la mobilité des étudiants vers les Etats-Unis et l’entrepreneuriat

 

Deux axes soutenus

- Plusieurs bourses par an pour la mobilité des étudiants vers les USA, pour que celles et ceux qui le souhaitent puissent compléter leur formation à l’ISAE-SUPAERO ou leurs recherches dans l’une des grandes universités américaines. Ces bourses seront octroyées dans le cadre du CSP de mai, en même temps que les bourses de la Fondation pour d’autres destinations, sur présentation d’un dossier complet incluant le projet et les motivations.

- La création de bourses « Jeunes Pousses Entrepreneuriat » afin d’encourager les élèves motivés par la création d’entreprises et leur permettre d’approfondir leur projet et se préparer à leur lancement. L’appel à projet pour cette nouvelle bourse sera bientôt annoncé. Nous vous invitons à suivre les actualités sur les réseaux de la Fondation pour ne rien manquer!

 

Pourquoi donner ? 

 

Jean Lamy (S 1971) nous révèle ses motivations à soutenir son École par l’intermédiaire de la Fondation ISAE-SUPAERO.

 

 

 

Vous avez souhaité franchir un cap en accélérant et inscrivant votre  engagement auprès de la Fondation dans la durée. Un élément ou un contexte particulier a-t-il motivé ce choix ?

Jean Lamy : C'est après la lecture du dernier rapport annuel de la Fondation ISAE-SUPAERO dans lequel figurent les informations concernant l’affection des dons reçus que j’ai décidé d’augmenter ma contribution annuelle en ciblant, de façon récurrente, deux sujets qui me tiennent à cœur : l’attribution de bourses «  coup de pouce » aux étudiants désireux d’entreprendre et de créer leur start-ups, et des bourses aux étudiants motivés par un complément de formation dans une université américaine.
Pourquoi des bourses ? Parce que, d’origine modeste, j’ai pu réaliser mes rêves de devenir ingénieur, puis plus tard chef d’entreprise, grâce aux bourses qui m’ont été octroyées tout au long de ma formation scolaire, puis universitaire. En retraite, et ayant eu la chance de réaliser mes rêves, c’est à mon tour d’aider la nouvelle génération à réaliser les siens en apportant mon soutien financier à la Fondation ISAE-SUPAERO.

A quoi font écho en vous les deux thématiques de votre soutien que sont l'entrepreneuriat et la mobilité des étudiants vers les USA ? 

Jean Lamy : Il y a 50 ans, en sortie d’école la majorité des élèves diplômés de l'ISAE-SUPAERO cherchait à se faire embaucher par des sociétés bien établies ; entreprendre et créer sa propre société était l’exception. Le contexte a bien changé, avec des jeunes diplômés de plus en plus nombreux préférant se tourner vers l’entrepreneuriat.

J’aime les initiatives prises, avec risques, par ces jeunes qui veulent concrétiser une idée novatrice par la création de leur entreprise.  Au cours des années, j’ai eu l’occasion de contribuer financièrement à la création de plusieurs start-ups et souhaite continuer à le faire en finançant annuellement les bourses « Jeunes pousses entrepreneuriat » de la Fondation ISAE-SUPAERO.

Quant à ma motivation à financer des bourses pour étudier dans une université américaine, elle est aussi liée à ma propre expérience.
Sans la bourse Fullbright dont j’ai bénéficié pour aller à Stanford, je n’aurais pas pu compléter mes études d’ingénieur par une formation complémentaire appréciée professionnellement, et obtenir un second diplôme, mondialement reconnu, qui m’a permis d’accéder plus rapidement à des postes de responsabilité. 

Selon vous, qu’est-ce que les compétences d’un ingénieur apportent de plus à un entrepreneur ? 

Jean Lamy : La formation d’ingénieur est avant tout cartésienne : analyser rationnellement un problème pour en trouver la solution. Par ailleurs, la formation d’une école généraliste comme l’ISAE-SUPAERO permet de couvrir de nombreux secteurs d’activités et technologies. Les compétences résultant de cette formation sont importantes pour le futur entrepreneur qui, sur la base d’une intuition, d’une analyse ou d’un constat, doit mettre de l’ordre dans ses idées pour préparer l’ébauche de son premier business plan.

Quelles sont les grandes différences entre universités américaines et grandes écoles françaises qui justifient que les élèves aux USA aient une reconnaissance plus forte envers leur Alma Mater et, selon vous, comment cette culture du don pourrait-elle être mieux développée en France ?

Jean Lamy : Aux USA, pays du capitalisme où a toujours prévalu une culture de la générosité encouragée par l’Etat fédéral, les anciens élèves des universités, après réussite professionnelle souvent spectaculaire, n’hésitent pas à faire des dons significatifs générateurs d’importantes déductions fiscales. Un don à leur ancienne université marquant leur appréciation de la contribution de l’enseignement reçu à leur succès. Souvent, ils obtiennent à titre de reconnaissance de cette contribution financière, l’inscription de leur nom sur le bâtiment où le labo financé par leur don. Une pratique plus couramment appelée Naming.
(La Fondation ISAE-SUPAERO a lancé son programme de Naming en 2020)

En France, où nous avons la longue tradition de compter sur l’Etat pour assurer le financement de l’Education, la culture du don à une école ou université est récente et balbutiante.
Ceci dit, toutes les grandes écoles ont lancé, au travers de fondations, des campagnes pour lever des fonds destinés à financer des projets comme le fait la Fondation ISAE-SUPAERO. Développer cette culture en France nécessitera une communication structurée et ciblée vis-à-vis des donateurs potentiels, concernant la pertinence de leur contribution financière au financement des projets proposés. Sans oublier le lobbying auprès des pouvoirs publics pour que les dons destinés aux établissements éducatifs bénéficient d’un support des pouvoirs publics comme c’est le cas aux USA.

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Olivier Lesbre, Directeur général de l’Institut ISAE-SUPAERO, ne peut que s’accorder avec les propos de Jean Lamy face à la nécessité pour les alumni de s’investir pour leur École en soutenant les élèves et enseignants chercheurs à travers les actions de la Fondation.

 

"Il y a 10 ans encore la quasi-totalité des besoins financiers de l’Institut étaient couverts par notre tutelle, le Ministère des Armées. Depuis, ce soutien plafonne alors que nous avons dû continuer à nous développer pour rester au premier rang mondial de notre domaine, face à une compétition internationale de plus en plus sensible. 
C'est pourquoi le soutien de la Fondation est essentiel à nos projets de développement : en 2020, il représente plus de 4 % de notre budget, ou encore plus de 10 % de nos ressources hors subvention du ministère, grâce au soutien d’une dizaine d’entreprises mécènes et de plus de 900 Alumni donateurs.
"

 

 

Un grand merci à Jean Lamy pour son don et son engagement aux côtés de la Fondation !