Un enseignant-chercheur à CalTech

Thierry Jardin, enseignant-chercheur à l'ISAE-SUPAERO et bénéficiaire de la Fondation a passé neuf mois au California  Institute  of  Technology (Caltech), dans le cadre d’un projet de recherche sur l’aérodynamique  des  micro et  nanodrones, thématique porteuse sur laquelle l’ISAE-SUPAERO tient un positionnement fort à l’international.

Catégorie : Bénéficiaires et lauréats

Publié le : 25/04/2017

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"La durée significative du séjour, rendue possible par le soutien de la Fondation a  constitué un  atout  majeur dans  l'établissement  de  liens étroits avec le professeur Colonius et son équipe."

 

Pourquoi avoir choisi à CalTech pour mener ton projet de recherche ?

Les enjeux de mon séjour étaient d’engager une collaboration pérenne entre l’équipe Computational Flow Physics de Tim Colonius  et  le  Département Aérodynamique  et  Propulsion de  l’ISAE-SUPAERO, de bénéficier des effets synergiques de cette collaboration pour réaliser des avancées importantes dans  la  recherche  sur  les  nano-drones,  et enfin  d’établir des liens plus généraux entre l’Institut et Caltech pour favoriser l’échange  d’étudiants  et  de  chercheurs.

La durée de votre séjour a-t-elle favorisé votre immersion dans l’équipe ?

La durée significative du séjour, rendue possible par le soutien de la Fondation, a  constitué un  atout  majeur dans  l’établissement  de  liens étroits avec le professeur  Colonius et son équipe. Mes échanges   fréquents   avec   les   chercheurs de l’équipe Computational Flow Physics, ainsi qu’avec les collaborateurs proches de l’équipe (ex: UCLA, Boeing), m’ont  permis  non  seulement de mener à bien  le  projet  de  recherche  initialement prévu dans le cadre du séjour, mais aussi d’étendre mon implication à d’autres projets en lien avec l’aérodynamique en aéronautique.

Vos résultats suggèrent que l’évolution  naturelle  a convergé  vers  un  optimum  aérodynamique  et  pourrait  inspirer  le  développement  de  nano-drones. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Les recherches menées durant ce séjour ont démontré qu’une aile d’allongement 3 était optimale pour le vol d’aéronefs de très faibles dimensions, ou nano-drones (dont la taille caractéristique est de l’ordre du cm). Elles ont mis en lumière les  raisons  physiques  expliquant cette  optimalité  et ont  révélé  une  corrélation  surprenante avec les ailes  d’espèces  animales de  tailles  comparables, dont  l’allongement  moyen est également de l’ordre  de  3. En  somme,  ces  résultats  suggèrent  que  l’évolution naturelle  a convergé  vers  un  optimum  aérodynamique  et  pourrait  inspirer  le  développement  de  nano-drones. La collaboration sur ce thème avec l’équipe de Tim Colonius se poursuit aujourd’hui.

 

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