E-Sign : de la langue parlée vers la langue des signes

Bastien Chevallier et Arnaud Carrere - E-Sign

Entreprendre à l'ISAE-SUPAERO - Portrait 3/5

Rencontre avec Arnaud Carrere, Bastien Chevallier et Baptiste Fromont, porteurs du projet E-Sign, un traducteur holographique langue orale / langue des signes.

Catégorie : Bénéficiaires et lauréats

Publié le : 19/12/2017

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Mêlant ingénierie, entrepreneuriat et initiative sociale et solidaire, E-Sign bénéficie du soutien de la Fondation ISAE-SUPAERO et est aujourd’hui incubé à SenseCube. Ils obtiennent en 2017 le 1er prix CRECE (Concours régional des étudiants créateurs d’entreprises).

votre projet ? 

E-Sign est un projet de traducteur holographique oral / langue des signes. Notre ambition est de proposer un affichage en tête haute sous la forme d’un hologramme pour éviter aux personnes sourdes et malentendantes de perdre de vue leur interlocuteur. Ainsi, la personne n’aura pas à choisir entre regarder l’interlocuteur ou lire la traduction.
Ce système permet de fluidifier les échanges entre personnes malentendantes et entendantes.

vos motivations ? 

Nous visons à une meilleure intégration des personnes sourdes et malentendantes notamment dans les lieux publics. Notre objectif n’est pas de remplacer les interprètes en LSF qui restent essentiels, mais à compléter les besoins en traduction au quotidien du public sourd et malentendant. Dans l’idéal, nous aimerions faciliter leur accès aux études supérieures et sur le marché du travail. 

D'Où vient l'idée ?

L’idée découle d’une expérience de Bastien dans un institut pour enfants sourds, où il s’était senti finalement très isolé du fait de la barrière de la langue. 

Nous avons ensuite formalisé cette idée dans le cadre des PIC (Projet Innovation et Créativité) en 1ère année à l’ISAE-SUPAERO.

Aujourd’hui deux d’entre nous sont en double diplôme Entrepreneuriat avec Polytechnique. Nous continuons d’avancer dans la construction de notre startup. 

De formation ingénieurs, qu’est-ce qui vous stimule dans l’entrepreneuriat ? 

 

D’abord, l’aspect scientifique du projet nous stimule. Il y a un vrai travail de R&D derrière. Nous sommes par exemple en train d’élaborer une potentielle collaboration avec un centre de recherche en Bretagne pour avancer dessus. 

Associé au business avec son côté challengeant, cela devient bien plus excitant car nous sommes amené à  avoir une approche globale du projet : nous sommes à la fois en charge du prototypage, mais aussi de la stratégie. 

Enfin, la portée sociale de notre traducteur nous motive. C’est une vraie chance de pouvoir entreprendre tout en sachant que notre travail a une vraie utilité sociale

Où en êtes-vous actuellement ? 

Nous avons récemment modifié notre roadmap. La bourse de la Fondation ISAE-SUPAERO nous a permis de passer à l’action. En ce moment, nous sommes en train de fédérer une communauté de personnes sourdes et malentendantes pour échanger au mieux avec eux et ainsi répondre au mieux à leurs besoins. Nous collaborons parallèlement avec des associations et développons nos partenariats

Un mot pour vos camarades de l’ISAE-SUPAERO intéressés par l’entrepreneuriat ? 

Sur une idée on peut se lancer ! Il faut expérimenter.  

 

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